Abora

 

Biographie de Marco Réardon, photographe

 

 

 

Marco Réardon est né à Hull, au Québec, d'un père officier de l'armée canadienne d'origine irlandaise et d'une mère québécoise pure laine dont les ancêtres étaient venus de Lisieux, en France et s'étaient établis dans la région de Champlain vers les années 1825 où ils se marièrent.

 

Un de ces ancêtres était Abraham Martin, celui-là même qui a donné son nom aux célèbres Plaines.

 

Dès l'âge de 4 ans, ses parents s'aperçoivent qu'ils ont un fils un peu particulier: le petit Marco fait son lit tous les matins et range sa chambre tout seul, sans qu'on le lui demande, car il aime bien quand les choses sont à leur place et que tout est bien propre!

 

Déjà de la graine du méticuleux perfectionniste futur photographe!

 

 

 

La carrière militaire de papa oblige, la petite famille part pour l'Europe en 1950 et y séjourne jusqu'en 1952.

 

Ici, l'aînée Sylvie, Marco à droite et le cadet Bruno dans le jardin zoologique de Hanovre, en Allemagne en compagnie de la mascotte du zoo.

 

Vêtus de «leiderhosen», ces petits québécois semblent déjà bien intégrés et prêts pour une ballade en Forêt Noire.

 

 

 

À leur arrivée en France, la petite famille habite cette jolie maisonnette louée à une marchande de tissus à Versailles qui a son atelier de couture et sa boutique dans une aile de la maison.

 

Souvent, les après-midis, les enfants vont jouer dans les allées et jardins du célèbre Château de Versailles situé à deux pas de chez-eux.

 

Fin 1952, la famille revient à Québec, et s'installe dans une grande maison appartenant à l'Armée et comportant 16 pièces, au 61 de la rue St-Louis.

 

 

Fin 1952, la famille revient à Québec, et s'installe dans une grande maison appartenant à l'armée et comportant 21 pièces, au 59-61 de la rue St-Louis.

 

Le second étage de cette grandiose maison loge une salle de bal. Les plafonds sont à 12 pieds de hauteur et chacune des pièces comporte une sonnette électrique pour appeler les domestiques.

 

Un tunnel accessible par la cave conduit directement aux quartiers généraux de la Citadelle. Derrière la maison, une grande cour intérieure loge l'hiver une patinoire aux dimensions des arénas de hockey.

 

 

 

 

Tout comme les autres garçons de son âge, Marco adore le hockey et ses héros de l'époque sont Jacques Plante, Bernard Geoffrion, Jean Béliveau, Maurice et Henri Richard, Dickie Moore, Doug Harvey, André Pronovost, Claude Provost, Butch Bouchard.

 

Il ne manque jamais un match du Canadien en famille à la télé le samedi soir.

 

Au retour de l'école, il s'entraîne avec ses camarades et il évolue dans une ligue à quatre clubs qu'il a lui-même mise sur pied!

 

À l'âge de 13 ans, Marco Réardon reçoit en cadeau d'anniversaire de son oncle un appareil photo «Brownie». C'est alors qu'il se passionne profondément pour la photographie. La piqûre est vive et cet engouement ne le quittera jamais plus.

 

Il installe, aidé de son papa bricoleur, un petit laboratoire au sous-sol de la maison familiale sise au 2618 de la rue Jean-Brillant, à Ste-Foy. Rien n'arrête nos deux complices: un agrandisseur horizontal est construit avec le bois d'une caisse d'oranges et la lentille d'un projecteur «View-Master»; on récupère de vieux encadrements pour en faire des planches contact; une acétate ambre enroulée autour d'une ampoule devient la lampe de sécurité pour voir dans le noir.

 

Très tôt, tout cela devient désuet aux yeux d'un Marco Réardon toujours perfectionniste et il s'achète avec ses économies son premier appareil photo 35mm réflex mono objectif «Miranda» ainsi qu'un vrai agrandisseur de marque «Opemus». Voilà enfin le rêve devenu réalité. Il développe les films et photos des parents de ses camarades et voisins et son petit laboratoire «Citadelle Photo Service» du 55 Aberdeen devient très vite la coqueluche du quartier St-Dominique.

En 1960, il remporte le premier prix couleur du concours national de photographie organisé par le journal Le Soleil de Québec avec une nature morte intitulée La corne d'abondance.

 

La même année, il fait la rencontre du photographe Jean Horvath qui travaille au département photo de la Faculté de foresterie et de géodésie de l'Université Laval. Naît alors entre eux une profonde amitié qui durera de longues années.

 

Ils consacrent presque la totalité de leurs loisirs à fouiller les campagnes avoisinantes de Québec avec leur attirail photographique afin d'en rapporter des images saisissantes de reptiles, d'oiseaux, de pierres, de plantes, de cours d'eau au fond desquels fourmillent écrevisses et bestioles en tous genres. Ils organisent aussi ensemble de nombreux aquariums, vivariums, terrariums pour loger leurs géniales captures.

 

 

En 1961, il installe son premier studio amateur dans le sous-sol de la maison familiale au numéro 55 de la rue Aberdeen à Québec. Ses modèles sont sa soeur Sylvie, son frère Bruno, ses parents, ses amis. Il grappille à droite et à gauche des petits contrats pour des commerces locaux, des boutiques, l'épicier du coin.

 

Son laboratoire de développement et d'agrandissements noir et blanc connaît toujours son petit succès auprès des gens du quartier et des copains d'école.

 

Il lit et consulte tout ce qui se publie en photographie, affamé et insatiable de culture photographique. Aussi, toutes ces connaissances acquises par lui-même lui permettront un peu plus tard d'entrer par la grande porte au «New York Institute of Photography».

 


En prises de vues avec sa Pentax S1a
(Photo: Jean Bouchard)

Le 55 de la rue Aberdeen (près de l'avenue Cartier, dans le quartier Montcalm) où Marco Réardon installe son premier studio et laboratoire photo amateur en 1961.

 

Cette impressionnante maison est l'ancien quartier général de l'Armée britannique à Québec.

 

Il y vivra de 1959 à 1965.

 


Cliquez sur l'image pour l'agrandir en couleurs

 

 

Un de ses premiers boulots saisonniers d'étudiant est celui de chauffeur dans le 6e Régiment de l'Artillerie de l'armée canadienne au Camp Valcartier.

 

Il est affecté au transport de matériel sur poids lourds entre le Camp Valcartier et le Manège Militaire de Québec.

 

Il agit également comme chauffeur de limousines privées pour des officiers qui ont à se déplacer dans le cadre de leurs fonctions dans la grande région de Québec.

 

 

Sur son premier scooter, un NSU Prima, qu'il utilise pour ses déplacements personnels entre Québec et le Camp Valcartier.

(Photo: Rodrigue Pelletier)

 

En tant que bombardier du 6e Régiment d'Artillerie de Campagne, Marco Réardon participe aussi aux tirs de canon 105mm qui ont lieu des hauteurs du cap Diamant lors des anniversaires importants dans l'année. Par exemple, à la fête de la Reine, la fête du Canada et la commémoration de l'armistice, 21 coups de canon sont tirés par une équipe de 4 bombardiers dont Marco Réardon fait partie.

 

Il suit également, à raison de deux soirs par semaine de septembre à mai, des cours de balistique appliquée au tir au canon au Manège Militaire sur la Grande-Allée.

 

Un cours intensif de survie en cas de guerre, le SMTP (Studient Milicia Training Program) fait aussi partie de son entraînement de soldat.

 


(Photo: Pierre Boivin)

 

En 1963, Marco Réardon entre à la Faculté des sciences de l'Université Laval en chimie pure.

 

C'est l'époque «beatnik» influencée par Jack Kerouac. Les jeunes esprits libres se vêtent de vestons de cuir noir et marchent en sandales, parfois même pieds nus. On sent un vent de libération des moeurs, de la religion, des convenances sociales, et la naissance des boîtes à chansons vient bercer cette belle jeunesse rêveuse de paroles et de poésies nouvelles.

 

Au cinéma, les maîtres sont Jean-Luc Dodard, François Truffaut, Claude Chabrol, Agnès Varda et le cinéma nouvelle vague crève l'écran.

 

L'insouciance se met au goût du jour, la liberté c'est pour maintenant. Tout est permis, même les rêves les plus fous. Quelle belle époque!

Tout en s'adonnant à fond à sa passion pour la photo, il poursuit ses études au collège.

 

À partir de 1965, il peint des aquarelles dans la rue du Trésor pendant cinq étés consécutifs afin de payer ses cours et ses fournitures photographiques.

 

On retrouve à cette époque une quinzaine d'artistes dans cette galerie à ciel ouvert dont Pierre Lussier, Clément de Chavigny, Yves Labelle, Jean Lemieux, Claude Drolet, Jacques Brousseau, Louis Pelletier, Harry Merlou, Claude Girard...

 


En compagnie de l'artiste Claude Drolet (assis).

L'année 1967 marque une charnière déterminante dans sa vie: sa carrière tant rêvée de photographe devient maintenant réalité avec son admission au réputé «New-York Institute of Photography».

 

Il approfondit ici ses connaissances auprès des meilleurs professionnels de l'heure en photo publicitaire, dirigés par le photographe de renom Laurence Esmond.

 

Vers la fin de son cours à New York, la compagnie General Electric lui propose un poste dans son laboratoire de recherche, lequel poste il refuse car il préfère revenir au Québec pour y entamer sa carrière de photographe publicitaire.

 


Avec un Hasselblad 500C et objectif grand angle Distagon 50mm.

 

Il gradue en 1968 du «New-York Institute of Photography» et revient au Québec fonder son premier studio de photographie publicitaire, le «Studio Nadar» (en mémoire du célèbre photographe français).

 


Sa toute première carte de visite en tant que «pro».

Le «Studio Nadar» deviendra par la suite d'abord «Caméra 2» puis, enfin, «Abora», en 1998, nom qu'il porte toujours aujourd'hui.

 

À cette époque, le monde de la photographie publicitaire est en plein boom et une infime poignée de photographes se partagent à Québec ce très lucratif marché. On pense à Eugène Kedl, Hans Krieber, Marc Ellefsen.

 


«Ivre d'image», auto-publicité parue dans plusieurs magazines et journaux.

 

 

Très vite, il est sollicité par les agences de publicité qui, elles aussi, sont en folle croissance.

 

Il fait alors la rencontre de Claude Cossette, graphiste, qui travaille dans son petit studio de la rue D'Auteuil et commence alors entre eux une collaboration qui durera de longues années.

 

D'autres agences lui confient également des campagnes photographiques: Bleau, Duperrey et Associés, Dubuisson Publicité, Claude Plante Associés, etc.

En collaboration avec les agences de publicité, Marco Réardon fait sa marque en réalisant des campagnes photographiques importantes pour de gros clients: Snow-Jet, Bombardier, Hydro-Québec, Bell Canada, SOQUEM, Simon's, le lait Grand Pré, Canadian Import, l'Auberge des Gouverneurs, Provigo, etc.

 

 

 

À gauche, un des appareils grand format faisant partie de son arsenal de pro: «Plaubel Profia» avec compendium utilisant des plaques 4x5.

 

Ce type de caméra est employé en photographie publicitaire afin d'obtenir une très haute définition alliée à une profondeur de champ allant de l'objectif à plusieurs mètres. On l'utilise aussi obligatoirement en photo architecturale afin de conserver les lignes verticales lorsque l'on photographie des édifices.

 

Il utilise également des chambres grand format Linhof Technika 4x5, des Hasselblad ainsi que des Nikon motorisés.

 

 

Depuis l'ouverture de son premier studio en 1968, les photos de Marco Réardon ont été publiées dans plusieurs magazines et revues, au Québec, en Europe et aux États-Unis. Pour n'en nommer que quelques-uns, citons:

 

Décoration chez-soi
Éducation Québec
Décormag
Québec Sciences
Protégez-vous
Sports Illustrated
Moda in Pele
Prestige beauté
Magazine Justice
Lofts

Pour la première fois de son histoire, le Musée du Québec ouvre ses portes à des photographes en 1971. Six photographes de renom feront partie de cette exposition de groupe qui durera 30 jours, avant de s'envoler pour une tournée pancanadienne des plus importants musées.

 

Sur cette photo, de gauche à droite: Marco Réardon, Eugène Kedl, Hans Krieber, Marc Ellefsen, Luc Chartier et, au premier plan, François Brunelle.

En 1971, Marco Réardon est accrédité par la «Universal News Photographers» de New York.

À cette période, parallèlement à son travail de photographe publicitaire, Marco Réardon dispense des cours de perfectionnement aux élèves en arts graphiques du Cégep de Sainte-Foy.

 

Il donne aussi des cours de comportement devant la caméra aux mannequins des agences «Elle», «Viviane» et «Au féminin».

 

Il agit également comme juge pour de nombreux concours de photographie au Québec, dont le prestigieux Concours annuel du ministère de l'Environnement du Québec.

 


Autoportrait au Hasselblad 500-EL

 

Plusieurs artistes, personnalités politiques et sportives réputées défilent devant son objectif. Citons entre autres:

 

René Lévesque
Dorothée Berryman
Yves Montand
Gilles Vigneault
Pauline Marois
Jean Pagé
Jacques Duval
Jean-Guy Moreau
Claude Landré
Claude Dubois
Yvon Deschamps
Alain Prost
Jacques Villeneuve
Yves Jacques
Marie Tifo
Félix Leclerc
Annie Girardot
Pauline Julien

 

Pendant une répétition d'un récital classique à la Place des Arts.

(Photo: Michel Verreault)

 

En 1978, il fonde, avec son associée Jeanne-Mance Biron, le module vidéo de son studio «Caméra 2».

 

En qualité de producteur-réalisateur, il crée de nombreux vidéos publicitaires, documentaires et spots télé, ainsi qu'une importante série télévisée consacrée au sport motorisé (Formule 1, Can-Am, Formule Atlantique, Jet-cars, courses automobiles du circuit Sanair au Québec et d'Oxford aux États-Unis).

 

En 1983, il réalise un film documentaire de 20 minutes consacré à la légendaire Madame Henriette Belley dont la collection de 700 costumes et 500 chapeaux originaux s'installe dans un musée qui lui est consacré sur la côte de la Fabrique (ancien cinéma «Empire»).

 

Jeanne-Mance Biron à la caméra broadcast JVC-3 tubes

L'année 1984 marque une étape importante dans la carrière de Marco Réardon: son envie de voyager et son goût de l'aventure le transportent en Europe où il travaille dans plus de 13 pays jusqu'en 1996, date de son retour à Montréal.

 

Quelques minutes après son départ de l'aéroport de Dorval.

 

Peu de temps après son retour à Montréal, il troque matériel argentique et laboratoire photo couleur pour des appareils numériques et un ordinateur.

 

L'immense potentiel artistique et les possibilités techniques poussées de la photo numérique le séduisent.

 

Il découvre le système de récupération des détails dans les parties sombres des photos (shadow recovery) et exploite à fond les atouts de nombreux logiciels de traitement de l'image afin de donner à sa créativité un nouveau souffle.

 

Parallèlement à son travail de photographe de studio, il enseigne la photographie en privé à des amateurs sérieux ainsi qu'à des professionnels désireux de parfaire leur technique de prises de vues en studio.    Détails

 

Hasselblad H3d avec dos numérique 52 méga pixels.
(Photo: Hélène Caron)

En 2003, Marco Réardon offre à sa clientèle un tout nouvel outil artistique: la conception et le référencement de sites web de qualité via son nouveau module «Abora-web».

 

Grâce à sa technique très personnelle et à sa connaissance approfondie du fonctionnement des algorithmes des différents moteurs de recherche sur le web, il positionne infailliblement les sites qu'il crée pour ses clients au sommet des moteurs de recherche Google, Yahoo! et Msn. Certains webmestres lui confient même le référencement des sites de leurs propres clients!

 

On peut visiter  son module Abora-web en cliquant ici: www.abora-web.com

 


(Photo: Hélène Caron)

 

 

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